L’Affaire qui secoue la Belgique : quand la rectrice de Gand se fait piéger par les hallucinations de ChatGPT

Petra De Sutter, ancienne figure écologiste belge et rectrice de l’université de Gand depuis 2024, voulait marquer les esprits pour son discours de rentrée académique. Solution moderne, rapide, tendance : confier la rédaction à l’intelligence artificielle. Grave erreur.
Dès les premières phrases, le malaise s’installe. Des affirmations absurdes, des chiffres fantaisistes, des références historiques inventées de toutes pièces, des noms d’étudiants ou de professeurs qui n’existent pas… Le texte, truffé d’hallucinations typiques de ChatGPT, a été prononcé tel quel, sans vérification sérieuse.

La vidéo du discours, devenue virale dès le lendemain, montre des rangées d’étudiants qui passent du sourire gêné au fou rire étouffé, puis à l’effarement total. Des professeurs ont quitté la salle, certains ont même interrompu la rectrice en direct pour corriger les erreurs les plus flagrantes.
L’affaire a éclaté début janvier 2026. Depuis, les réseaux sociaux belges et internationaux s’enflamment : #RectricePiégée, #ChatGPTFail, #UniversitéGand… Les memes fusent, les caricatures pleuvent, et les universitaires du monde entier se demandent : jusqu’où ira la dépendance à l’IA ?
Petra De Sutter a présenté des excuses publiques, expliquant qu’elle avait voulu « moderniser » son discours, mais que « l’outil n’a pas été assez supervisé ». Une excuse qui ne convainc personne : comment une rectrice d’une des meilleures universités d’Europe peut-elle laisser une IA rédiger un discours officiel sans le relire ?
Ce fiasco ouvre une nouvelle fois le débat brûlant sur l’usage de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur : innovation ou paresse intellectuelle ? Outil pédagogique ou danger pour la crédibilité académique ?
Une chose est sûre : Petra De Sutter ne sera plus jamais la première à faire confiance aveuglément à ChatGPT… et la Belgique entière se souviendra longtemps de ce discours catastrophe.