Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes (EELV), a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 le 22 octobre 2025, dans une interview au Nouvel Observateur. À 39 ans, cette figure montante de la gauche verte se positionne comme la “casque bleu” d’une union fracturée, appelant à une primaire ouverte pour désigner un candidat unique. Élue députée de la Pas-de-Calais en 2022, elle a rapidement émergé comme une voix critique contre Emmanuel Macron, dénonçant l’inaction climatique et les inégalités sociales. Son parcours, de militante locale à leader nationale, incarne une écologie sociale qui séduit une partie de l’électorat jeune et urbain, mais divise profondément.
Pourrait-elle faire une bonne présidente ? Ses partisans louent son charisme et sa capacité à unir la gauche, comme en témoigne son rôle dans les négociations post-législatives. Cependant, ses détracteurs pointent un manque d’expérience exécutive et des positions radicales sur l’immigration ou l’économie, qui pourraient aliéner le centre et la droite modérée.
Les forces et faiblesses d’une potentielle présidence Tondelier

Marine Tondelier mise sur une plateforme écolo-sociale : transition énergétique accélérée, justice climatique et redistribution des richesses. Elle propose une primaire de la gauche pour 2027, affirmant que “l’union se prépare déjà”. Ses atouts : une communication incisive, comme lors de débats télévisés où elle a fait vaciller des adversaires macronistes, et un engagement sincère pour les oubliés, inspiré de son expérience dans le Pas-de-Calais. À l’inverse, ses critiques virulentes contre Israël et son soutien à des mesures punitives (taxes carbone élevées, interdictions agricoles) pourraient la faire passer pour extrémiste, limitant son attractivité au-delà de la base verte.
Une présidence Tondelier serait-elle efficace ? Elle pourrait accélérer la décarbonation, mais risquerait des conflits sociaux massifs, comme avec les agriculteurs opposés à ses réformes. Son inexpérience internationale, face à des crises comme l’Ukraine ou le climat mondial, interroge sa capacité à naviguer en eaux troubles.
Les enjeux pour 2027 et l’opinion publique divisée
À l’approche de 2027, la candidature de Tondelier relance le débat sur l’avenir de la gauche : union autour d’une écologie radicale ou fragmentation assurée ? Des sondages Ifop d’octobre 2025 la créditent d’intentions de vote modestes (autour de 10-15 %), mais une primaire victorieuse pourrait la booster. La France, en crise climatique et sociale, pourrait-elle bénéficier d’une présidente verte ? Ses opposants craignent une économie paralysée par des normes excessives, tandis que ses soutiens voient en elle un renouveau progressiste.
L’opinion reste polarisée : admirée pour son franc-parler, critiquée pour son idéalisme. Si Tondelier accède au pouvoir, elle pourrait marquer un tournant écologique historique, mais au risque d’un mandat chaotique. La question persiste : ferait-elle une bonne présidente, ou son ambition verte précipiterait-elle la France dans l’inconnu ?