Desmond Lachman annonce que les marchés pourraient chasser Emmanuel Macron de l’Élysée et précipiter la France dans une crise historique

Et si Desmond Lachman, ex-directeur adjoint du FMI, venait de signer l’arrêt de mort politique d’Emmanuel Macron en prédisant que les marchés financiers, furieux contrele chaos budgétaire français, allaient tout simplement l’expulser de l’Élysée comme un vulgaire squatteur ?
Imaginez : la France au bord du gouffre, la dette qui explose, les agences de notation qui sortent les couteaux, et un président qui n’a plus que quelques mois avant que Wall Street et la City ne lui coupent les vivres !Lachman va-t-il trop loin en affirmant que la crise française pourrait contaminer toute la zone euro et secouer les marchés mondiaux, ou dit-il simplement ce que tout le monde pense tout bas ?Macron est-il fini, condamné à partir sous la pression des spéculateurs, ou va-t-il miraculeusement survivre à cette tempête ?

Desmond Lachman | La Mañana

Dans une tribune publiée le 27 décembre 2025 dans le Financial Times et relayée massivement en France, Desmond Lachman, ancien directeur adjoint du département Europe du Fonds monétaire international, tire la sonnette d’alarme de manière brutale. Pour lui, la France est entrée dans une « spirale infernale » : déficit public hors de contrôle (prévu à 6,1 % du PIB en 2025 selon les dernières estimations), dette publique qui frôle les 115 % du PIB, absence de majorité parlementaire pour voter un budget sérieux, et un président qui semble incapable de reprendre la main.Lachman ne mâche pas ses mots : « Emmanuel Macron doit démissionner, sinon les marchés l’y contraindront. » Il prédit que les investisseurs internationaux, déjà nerveux face à l’instabilité politique française, pourraient exiger des rendements beaucoup plus élevés sur la dette tricolore, rendant le refinancement insoutenable. Pire : il avertit que cette crise pourrait « s’étendre au reste de la zone euro, voire ébranler les marchés mondiaux », comparant la situation actuelle à celle de la Grèce en 2010, mais avec un pays beaucoup plus grand et systémique.Une France au bord du précipice financier et politique

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L’ancien du FMI pointe plusieurs facteurs explosifs : l’échec répété des lois de finances 2025 et 2026, l’utilisation répétée du 49.3 qui mine la légitimité du gouvernement, la montée des taux d’intérêt qui renchérit le coût de la dette, et l’absence totale de réformes structurelles sérieuses depuis des années. Selon Lachman, les marchés ont déjà commencé à sanctionner la France : l’écart de taux (spread) entre l’OAT français et le Bund allemand a atteint des niveaux records depuis 2012, signe que les investisseurs doutent de la capacité de Paris à rembourser sans aide extérieure.Il estime que sans un changement radical – soit une démission de Macron ouvrant la voie à un gouvernement d’union nationale ou une dissolution suivie d’élections anticipées – la France risque une crise de confiance majeure. « Les marchés ne pardonnent pas l’instabilité prolongée », insiste-t-il, rappelant que l’Italie de Berlusconi et la Grèce de Papandréou ont été forcés de partir sous la pression des investisseurs. Pour Lachman, Macron est désormais « à la merci des marchés » : un simple mouvement de panique sur les obligations françaises pourrait faire tomber l’édifice en quelques semaines.Les conséquences possibles pour la France et l’EuropeSi Lachman a raison, les enjeux sont colossaux. Une crise française majeure aurait des répercussions immédiates sur l’euro, sur les banques européennes fortement exposées à la dette tricolore, et sur la crédibilité même de l’Union économique et monétaire. Bruxelles et Francfort pourraient être contraints d’intervenir via un plan de sauvetage ou un durcissement des règles budgétaires, au risque de raviver les tensions souverainistes.Politiquement, une démission forcée de Macron ou une capitulation face aux marchés marquerait la fin humiliante d’un quinquennat qui se voulait « jupitérien ». Mais Lachman laisse une porte ouverte : un sursaut radical, avec des coupes budgétaires massives et une réforme constitutionnelle pour sortir de la paralysie, pourrait encore sauver la situation. Reste à savoir si Macron, connu pour son obstination, acceptera de céder ou préférera jouer le tout pour le tout jusqu’au bout.La France est-elle condamnée à plier devant les marchés, ou va-t-elle trouver la force de se réinventer ? Le verdict des investisseurs pourrait bien être plus rapide et plus impitoyable que celui des urnes. L’heure est grave : l’Élysée tient-il encore debout, ou les marchés ont-ils déjà décidé ?

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