
L’icône du cinéma français Brigitte Bardot est morte le 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans, annonce sa fondation. Révélée dans Et Dieu… créa la femme et Le Mépris, elle avait marqué l’histoire du cinéma et le paysage culturel français.
Après avoir quitté le cinéma en 1973, Brigitte Bardot s’était consacrée à la protection animale avec sa fondation, reconnue internationalement pour son engagement. Sa disparition provoque une grande émotion en France et dans le monde.
Une carrière dans le cinéma, mais aussi dans la musique

Si Brigitte Bardot est surtout connue pour sa carrière au cinéma, elle a également connu un succès notable dans la musique dans les années 1960. Avec des titres comme « Moi je joue » ou « Harley Davidson », elle a su séduire le public par son style sensuel et son timbre unique, mélangeant yé-yé et pop française. Ses chansons, souvent écrites en collaboration avec Serge Gainsbourg, ont contribué à renforcer son statut d’icône culturelle et à marquer durablement l’histoire de la chanson française.
Un passé tumultueux avec La Réunion
En 2019, l’ancienne actrice Brigitte Bardot s’est adressée au préfet de La Réunion dans un courrier qui pointait du doigt le fléau de l’errance animale sur l’île. Dans celle-ci, l’actrice profanait des injures raciales envers les Réunionnais, ce qui lui a valu une amende de 20 000 euros. Brigitte Bardot a fait appel à son jugement.
Le 15 décembre 2022, Brigitte Bardot a été jugée coupable et écope finalement d’une amende de 10 000 euros. Son collaborateur écope quant à lui de 2000 euros d’amende.
Quatre renvois

Après quatre renvois, le procès pour “injure publique en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique” s’était tenu le 7 octobre dernier, avec des échanges parfois houleux entre les avocats. Le 19 mars 2019, l’ancienne actrice, alors âgée de 87 ans, avait rédigé un courrier sur la maltraitance animale à La Réunion et l’avait adressé au préfet, comme le précise son avocate, Me Catherine Moissonnier. Ce courrier avait été transmis à certains médias de l’île par le responsable de la communication de la fondation, via un lien inséré dans un e-mail.
“Une population dégénérée”
Dans ce courrier, elle évoquait “des réminiscences de cannibalisme des siècles passés” et “une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches”. L’ancienne figure de Marianne qualifiait les Réunionnais “d’autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages”. Elle y parlait également d’une “île démoniaque”, mentionnant les offrandes animales de certaines communautés religieuses locales. Dans le passé, l’actrice avait déjà été condamnée à plusieurs reprises pour des faits similaires.