À 71 ans, Lucienne et Gisèle, le célèbre duo comique des Vampes, ont choisi de s’éclipser de la scène médiatique, laissant leurs fans dans l’incompréhension. Alors que l’une se consacre à la peinture, l’autre continue de jouer en toute discrétion. Que s’est-il vraiment passé derrière leur retrait ?
Les années 90 ont vu naître un phénomène culturel en France : les Vampes, incarnées par Nicole Avezard et Dominique de la Coste, ont fait rire des générations entières. Avec leurs chignons serrés et leurs répliques cinglantes, elles ont su capturer l’essence de la vie quotidienne avec humour et tendresse. Mais aujourd’hui, le duo emblématique semble avoir disparu des radars.
Leur dernier spectacle remonte à plusieurs années, et le silence qui a suivi leur retrait est assourdissant. Nicole, l’interprète de Lucienne, s’est éloignée du monde du spectacle pour se consacrer à la peinture, exposant ses œuvres dans des galeries. Dominique, quant à elle, continue de jouer, mais dans des salles de province, loin des projecteurs.
Leur séparation, discrète et sans éclat, a laissé de nombreux fans dans l’incertitude. Aucune explication officielle n’a été fournie, et les rumeurs vont bon train. Les proches évoquent des tensions créatives, un désir de changement et une lassitude face à un succès devenu pesant.
Les deux artistes, désormais aux trajectoires divergentes, ont choisi de se retirer avec dignité. Nicole, en quête de silence, refuse de revêtir à nouveau le costume de Lucienne, tandis que Dominique, bien qu’encore sur scène, conserve une distance avec son personnage emblématique.

Un manuscrit inachevé, intitulé “Lucienne et Gisèle se taisent”, circule parmi les techniciens de théâtre, ajoutant à la mystique de leur départ. Ce titre évoque une douleur profonde, une usure que ni les rires ni les applaudissements n’ont pu apaiser.
Dans un monde où les artistes cherchent souvent à rester sous les feux de la rampe, Nicole et Dominique ont choisi le retrait. Elles incarnent une leçon de pudeur et de respect envers leur propre histoire, préférant s’éloigner plutôt que de se conformer aux attentes du public.
Alors que la nostalgie s’installe, une question demeure : que reste-t-il des Vampes ? Deux femmes, deux artistes, deux parcours marqués par la nécessité de se retrouver elles-mêmes en dehors des rires et des costumes.
La beauté de leur histoire réside dans cette capacité à dire adieu sans bruit, à choisir le silence comme forme d’expression. Dans un monde avide de spectacle, elles nous rappellent que parfois, la véritable force réside dans l’ombre, loin des projecteurs.
